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C dans l'airÉlections : Boris Johnson peut-il perdre ?

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Alors que les 27 pays de l'Union européenne ont donné leur feu vert lundi pour accorder un report de la date de sortie jusqu'au 31 janvier 2020, outre-Manche la situation politique est toujours floue, et la campagne pour les élections générales anticipées du 12 décembre a démarré hier dans une ambiance extrêmement tendue, et par des invectives. Quelques heures après avoir comparé dans la presse son rival travailliste, Jeremy Corbyn, à "Staline", Boris Johnson a poursuivi devant ses supporters ses attaques en dénonçant le "socialisme révolutionnaire bolivarien" du Labour. Promettant aux électeurs des lendemains qui chantent après un Brexit "réalisé en janvier", il s’est aussi gaussé de la position de son rival sur ce point : "Il a déclaré aujourd’hui qu’il voulait un autre report pour une nouvelle négociation. Mais il n’est pas clair sur ses objectifs et nous ne savons pas ce qu’il veut obtenir de cette négociation. Nous ne savons même pas quelle est sa position. Est-il pour le maintien ou la sortie, dedans ou dehors, en avant ou en arrière ? Je ne sais pas. Et je pense qu’il ne le sait pas lui-même." a-t-il affirmé. À l'inverse, Jeremy Corbyn a attaqué Boris Johnson sur ce qu'il souhaite faire du Brexit : le détourner, en privatisant le NHS, le service public de santé britannique, dans le cadre du futur accord de libre-échange qu'il veut concocter avec les États-Unis : "Pour beaucoup dans le Parti conservateur, c'est ce dont il a toujours été question à propos du Brexit : faire marche arrière sur les bénéfices obtenus de haute lutte par la classe ouvrière durant des générations, du thatchérisme sous stéroïdes". Mais si la campagne électorale a démarré sur les chapeaux de roue ce mercredi après la dissolution au Parlement, elle a aussi connu ses premiers ratés. Le numéro deux du Labour Tom Watson, fervent partisan du maintien dans l'UE, a annoncé sa démission et décidé de ne pas affronter les urnes. "Cette décision est personnelle, pas politique", a assuré ce poids lourd centriste mais elle constitue un coup dur pour Jeremy Corbyn, avec qui il a souvent été en porte-à-faux. Et la journée n’a pas non plus été simple pour Boris Johnson, qui a dû encaisser "la démission d’un ministre" – du jamais-vu pendant une campagne électorale. Le ministre chargé du pays de Galles, Alun Cairns, a finalement jeté l’éponge, accusé d’avoir eu connaissance – malgré ses démentis – du rôle de l’un de ses conseillers dans le sabotage d’un procès pour viol. Une démission qui survient après des propos très critiqués du ministre en charge des Relations avec le Parlement et du président du parti conservateur, et ce alors que l'ex-speaker de la Chambre des communes a dit tout le mal qu'il pensait du Brexit. "C'est la plus grosse erreur de ce pays depuis la Seconde guerre mondiale." "Quitter l'UE ne va pas nous aider", a expliqué cet ex-conservateur devenu indépendant. À mi-chemin entre l’échéance ratée du 31 octobre et la nouvelle fixée au 31 janvier, cette campagne des législatives pourrait être dominée par la question de la sortie de l’Union européenne. Que vont décider les Britanniques ? À cinq semaines du scrutin, les conservateurs (38 %) sont toujours placés en tête des intentions de vote avec une dizaine de points d'avance sur les travaillistes (26 %), mais les politologues ne cessent de conseiller la prudence dans les pronostics pour ces élections. D’autant que le nombre d’indécis seraient anormalement haut, et que d’autres partis pourraient venir faire dérailler leurs rêves de conquérir une majorité. Troisième dans les sondages (17 %), les europhiles libéraux démocrates, emmenés par l’écossaise Jo Swinson, veulent annuler le Brexit et peuvent ravir les voix de conservateurs europhiles modérés et de travaillistes déçus des atermoiements de leur leader sur la question. De l’autre côté de l’échiquier politique, le Parti du Brexit de Nigel Farage menace de prendre des voix à Boris Johnson en prônant une coupure plus nette avec l'UE que celle prévue dans l'accord de divorce négocié avec les Européens. Dans ce contexte, la campagne qui débute s’annonce sans précédent et son issue reste totalement ouverte. Alors quels sont les enjeux de ces élections ? Qu’attendent les Britanniques de ce scrutin ? Invités : • Patrick Martin-Genier, enseignant en droit public spécialiste des affaires européennes. • Philipp Turl, journaliste britannique, chroniqueur international à France 24. • Marc Epstein, journaliste franco-britannique, ancien Grand reporter pour L’Express. • Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes.En savoir plus

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Alors que les 27 pays de l'Union européenne ont donné leur feu vert lundi pour accorder un report de la date de sortie jusqu'au 31 janvier 2020, outre-Manche la situation politique est toujours floue, et la campagne pour les élections générales anticipées du 12 décembre a démarré hier dans une ambiance extrêmement tendue, et par des invectives. Quelques heures après avoir comparé dans la presse son rival travailliste, Jeremy Corbyn, à "Staline", Boris Johnson a poursuivi devant ses supporters ses attaques en dénonçant le "socialisme révolutionnaire bolivarien" du Labour. Promettant aux électeurs des lendemains qui chantent après un Brexit "réalisé en janvier", il s’est aussi gaussé de la position de son rival sur ce point : "Il a déclaré aujourd’hui qu’il voulait un autre report pour une nouvelle négociation. Mais il n’est pas clair sur ses objectifs et nous ne savons pas ce qu’il veut obtenir de cette négociation. Nous ne savons même pas quelle est sa position. Est-il pour le maintien ou la sortie, dedans ou dehors, en avant ou en arrière ? Je ne sais pas. Et je pense qu’il ne le sait pas lui-même." a-t-il affirmé.

À l'inverse, Jeremy Corbyn a attaqué Boris Johnson sur ce qu'il souhaite faire du Brexit : le détourner, en privatisant le NHS, le service public de santé britannique, dans le cadre du futur accord de libre-échange qu'il veut concocter avec les États-Unis : "Pour beaucoup dans le Parti conservateur, c'est ce dont il a toujours été question à propos du Brexit : faire marche arrière sur les bénéfices obtenus de haute lutte par la classe ouvrière durant des générations, du thatchérisme sous stéroïdes".

Mais si la campagne électorale a démarré sur les chapeaux de roue ce mercredi après la dissolution au Parlement, elle a aussi connu ses premiers ratés. Le numéro deux du Labour Tom Watson, fervent partisan du maintien dans l'UE, a annoncé sa démission et décidé de ne pas affronter les urnes. "Cette décision est personnelle, pas politique", a assuré ce poids lourd centriste mais elle constitue un coup dur pour Jeremy Corbyn, avec qui il a souvent été en porte-à-faux.

Et la journée n’a pas non plus été simple pour Boris Johnson, qui a dû encaisser "la démission d’un ministre" – du jamais-vu pendant une campagne électorale. Le ministre chargé du pays de Galles, Alun Cairns, a finalement jeté l’éponge, accusé d’avoir eu connaissance – malgré ses démentis – du rôle de l’un de ses conseillers dans le sabotage d’un procès pour viol. Une démission qui survient après des propos très critiqués du ministre en charge des Relations avec le Parlement et du président du parti conservateur, et ce alors que l'ex-speaker de la Chambre des communes a dit tout le mal qu'il pensait du Brexit. "C'est la plus grosse erreur de ce pays depuis la Seconde guerre mondiale." "Quitter l'UE ne va pas nous aider", a expliqué cet ex-conservateur devenu indépendant.

À mi-chemin entre l’échéance ratée du 31 octobre et la nouvelle fixée au 31 janvier, cette campagne des législatives pourrait être dominée par la question de la sortie de l’Union européenne. Que vont décider les Britanniques ? À cinq semaines du scrutin, les conservateurs (38 %) sont toujours placés en tête des intentions de vote avec une dizaine de points d'avance sur les travaillistes (26 %), mais les politologues ne cessent de conseiller la prudence dans les pronostics pour ces élections. D’autant que le nombre d’indécis seraient anormalement haut, et que d’autres partis pourraient venir faire dérailler leurs rêves de conquérir une majorité. Troisième dans les sondages (17 %), les europhiles libéraux démocrates, emmenés par l’écossaise Jo Swinson, veulent annuler le Brexit et peuvent ravir les voix de conservateurs europhiles modérés et de travaillistes déçus des atermoiements de leur leader sur la question. De l’autre côté de l’échiquier politique, le Parti du Brexit de Nigel Farage menace de prendre des voix à Boris Johnson en prônant une coupure plus nette avec l'UE que celle prévue dans l'accord de divorce négocié avec les Européens. Dans ce contexte, la campagne qui débute s’annonce sans précédent et son issue reste totalement ouverte.

Alors quels sont les enjeux de ces élections ? Qu’attendent les Britanniques de ce scrutin ?

Invités :

Patrick Martin-Genier, enseignant en droit public spécialiste des affaires européennes.

Philipp Turl, journaliste britannique, chroniqueur international à France 24.

Marc Epstein, journaliste franco-britannique, ancien Grand reporter pour L’Express.

Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennes.

Présenté par :
Caroline Roux, Axel de Tarlé