Le scénario était annoncé, il est devenu réalité. Ce mercredi, après avoir remporté les élections du Parti conservateur, Boris Johnson est officiellement devenu le nouveau Premier ministre britannique. Comme le veut la tradition, le nouveau locataire du 10 Downing Street a été reçu par la reine Elizabeth II, avant de donner son premier discours en tant que Premier ministre. Sans surprise, le successeur de Theresa May a répété que le Brexit aura lieu le 31 octobre, « point à la ligne ». Et d’ajouter : « Le peuple a voté et nous devons respecter ça ». Le chronomètre tourne et Boris Johnson a annoncé la couleur. Il s’est débarrassé d’une très large partie de l’équipe (les europhiles et les eurosceptiques modérés) de Theresa May, opérant un virage à droite. Pour l’aider dans sa tâche, « BoJo » a réuni autour de lui de fervents « Brexiters » qui, contrairement à leurs prédécesseurs, n’hésiteront pas, s’il le fallait, à franchir le pas d’un Brexit sans accord. Ainsi, aux postes clés, il a notamment nommé : Dominic Raab à la diplomatie, Priti Patel au ministère de l’Intérieur et Jacob Rees-Mogg, lui, sera chargé des relations avec le Parlement. « C’est la purge la plus brutale de l’histoire politique moderne », a commenté le quotidien conservateur Times. Boris Johnson a demandé à l’Union européenne (UE) la négociation d’un nouvel accord pour la sortie du Royaume-Uni. Au rang de ses demandes figure, en particulier, l’abolition du « backstop » (« filet de sécurité », en français) irlandais, destiné à éviter le retour de contrôles à la frontière entre la province britannique de l’Irlande du Nord et sa voisine, la République d’Irlande. « L’accord de retrait a été rejeté trois fois. (…) Ses termes sont inacceptables pour ce parlement et ce pays », a-t-il déclaré lors de sa première allocution devant les députés britanniques, au lendemain de sa prise de fonction, agitant la menace d’un divorce sans accord. Fin de non-recevoir pour Bruxelles. « Une absence d’accord ne sera jamais le choix de l’UE, mais nous devons tous être prêts à tous les scénarios », a rétorqué Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union européenne. « L’accord est le meilleur et le seul possible », a semblé compléter Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, qui s’est entretenu avec Boris Johnson. Même son de cloche pour Amélie de Montchalin. « Nous ne renégocierons pas l’accord sur le Brexit », a prévenu la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, ce vendredi 26 juillet, sur France 2. Elle a précisé que la France souhaitait « passer l’étape » de l’accord du Brexit avec le nouveau Premier ministre afin de négocier « calmement » la future relation entre l’Europe et le Royaume-Uni. Une relation qui pourrait se retrouver rapidement fragiliser avec le dossier iranien, qui s’annonce comme le premier test en politique étrangère pour Boris Johnson. En dépit du retrait des Etats-Unis, le Royaume-Uni, un des trois pays européens signataires de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 avec la France et l’Allemagne, a jusqu’ici maintenu son soutien à la préservation de cet accord et son opposition à la politique de « pression maximale » de Washington. Désormais, en tant que Premier ministre, Boris Johnson va devoir choisir entre solidarité européenne ou alignement avec les États-Unis. Un nouveau référendum sur le Brexit, comme le réclame Tony Blair par exemple, est-il possible ? Boris Johnson peut-il sortir le Royaume-Uni de l’UE sans accord ? Faut-il craindre un rapprochement entre Boris Johnson et Donald Trump ? Invités : • Philip Turle - Journaliste britannique, chroniqueur international à France 24 • Patrick Martin - Genier - Enseignant en droit public spécialiste des affaires européennes • Sylvie Matelly - Directrice adjointe de l’Institut de relations internationales et stratégiques • Jon Henley - Correspondant du quotidien britannique The Guardian à ParisEn savoir plus
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Invités :
•Philip Turle - Journaliste britannique, chroniqueur international à France 24
•Patrick Martin - Genier - Enseignant en droit public spécialiste des affaires européennes
•Sylvie Matelly - Directrice adjointe de l’Institut de relations internationales et stratégiques
•Jon Henley - Correspondant du quotidien britannique The Guardian à Paris