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Je tu il elle
|
cinéma
1973
1 h 22 min
Déconseillé aux moins de 16 ans
Disponible jusqu'au 24/04/2025
Une jeune fille seule dans sa chambre, en proie à la mélancolie amoureuse. Elle déplace, puis sort les rares meubles, à l’exception de son matelas, qui voyage avec elle un peu partout dans la pièce. Peu à peu, elle se dépouille aussi de ses vêtements, avale du sucre en poudre, écrit une lettre, sur trois feuilles puis sur six. Dehors, la neige tombe, puis fond et la jeune fille sort. Un camionneur la prend en stop, lui permettant de rejoindre la femme qu’elle aime… Audace et liberté Artiste à part, inspiratrice et pionnière de la modernité au cinéma, Chantal Akerman n’a que 24 ans, en 1974, lorsqu’elle réalise cet audacieux et radical premier long métrage en totale liberté. Influencée par le cinéma expérimental de Michael Snow ou de Jonas Mekas, découvert au cours de ses années new-yorkaises, la jeune cinéaste belge crée dans un dispositif minimaliste une forme d’autofiction qui contient en germe beaucoup de son œuvre à venir. Les motifs de l’enfermement, repris dès l’année suivante dans son chef-d’œuvre Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles, ou plus tard dans La captive, puis du voyage, voire de l’errance, au cœur de ses échappées documentaires (D’Est, Sud, De l’autre côté) comme de ses fictions (Les rendez-vous d’Anna), sont abordés dans Je, tu, il, elle par un travail novateur sur le cadre, le son et la lumière qui découpe l’espace et dilate le temps. Cinéaste de partout et de nulle part, Chantal Akerman donne pourtant une sonorité américaine à la rencontre avec le camionneur incarné par un tout jeune Niels Arestrup, que ce soient par les programmes télévisés dans les restoroutes en Belgique, la radio écoutée dans le camion, tous en langue anglaise, ou par un plan d’enchevêtrement autoroutier rappelant les États-Unis. Jouant elle-même le rôle de la jeune fille, la réalisatrice est tour à tour silencieuse, attentive à l'autre – elle dont le cinéma est celui de l’altérité et de l’intime –, puis saisie d'une fougue presque adolescente, en un sidérant ballet de corps féminins filmés frontalement comme on ne l’avait encore jamais vu. Petite silhouette tendre et sauvage, parfois burlesque dans son imperméable en vinyle, Chantal Akerman y est inoubliable.En savoir plusPour aller plus loin
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Diffusé le 25/11/2024 à 05h00 - Disponible jusqu'au 24/04/2025
Une jeune fille seule dans sa chambre, en proie à la mélancolie amoureuse. Elle déplace, puis sort les rares meubles, à l’exception de son matelas, qui voyage avec elle un peu partout dans la pièce. Peu à peu, elle se dépouille aussi de ses vêtements, avale du sucre en poudre, écrit une lettre, sur trois feuilles puis sur six. Dehors, la neige tombe, puis fond et la jeune fille sort. Un camionneur la prend en stop, lui permettant de rejoindre la femme qu’elle aime… Audace et liberté Artiste à part, inspiratrice et pionnière de la modernité au cinéma, Chantal Akerman n’a que 24 ans, en 1974, lorsqu’elle réalise cet audacieux et radical premier long métrage en totale liberté. Influencée par le cinéma expérimental de Michael Snow ou de Jonas Mekas, découvert au cours de ses années new-yorkaises, la jeune cinéaste belge crée dans un dispositif minimaliste une forme d’autofiction qui contient en germe beaucoup de son œuvre à venir. Les motifs de l’enfermement, repris dès l’année suivante dans son chef-d’œuvre Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles, ou plus tard dans La captive, puis du voyage, voire de l’errance, au cœur de ses échappées documentaires (D’Est, Sud, De l’autre côté) comme de ses fictions (Les rendez-vous d’Anna), sont abordés dans Je, tu, il, elle par un travail novateur sur le cadre, le son et la lumière qui découpe l’espace et dilate le temps. Cinéaste de partout et de nulle part, Chantal Akerman donne pourtant une sonorité américaine à la rencontre avec le camionneur incarné par un tout jeune Niels Arestrup, que ce soient par les programmes télévisés dans les restoroutes en Belgique, la radio écoutée dans le camion, tous en langue anglaise, ou par un plan d’enchevêtrement autoroutier rappelant les États-Unis. Jouant elle-même le rôle de la jeune fille, la réalisatrice est tour à tour silencieuse, attentive à l'autre – elle dont le cinéma est celui de l’altérité et de l’intime –, puis saisie d'une fougue presque adolescente, en un sidérant ballet de corps féminins filmés frontalement comme on ne l’avait encore jamais vu. Petite silhouette tendre et sauvage, parfois burlesque dans son imperméable en vinyle, Chantal Akerman y est inoubliable.
Réalisé par :
Chantal Akerman
Avec :
Chantal Akerman, Claire Wauthion, Niels Arestrup